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Ou se trouve, notre conscience ?

Sur la fin de notre espèce
Quelles seront nos chances de survivance, lorsque l’étoile Soleil se métamorphosera en géante rouge et par la force des choses, ingurgitera la presque totalité de notre système planétaire ?
Qu’adviendra-t-il de l’homme, lorsque notre monde s’évaporera ?
Dans l’espace-temps, à l’heure où je me trouve actuellement et à celle où vous vous trouvez à la lecture de ce texte, je ne peux vous dire ce qu'il en est et ce qu’il en résultera précisément. Nul, n’est aujourd’hui capable de nous enseigner sur le devenir de la civilisation humaine et de tout ce qui en découle comme, par exemple, les méandres de la conscience sur lesquelles vogue les impressions philosophiques de l’humanité, c’est là même, ce qui fait la spécificité de l’homme.
Seul après cette mutation céleste démesurée ne pourrait persister que ce qui côtoie le domaine de l’invisible ou de l’impalpable. En effet, rien n’est plus abstrait que la conscience humaine, qui peut ne nous dire n’avoir eu la chance de la toucher ou tout simplement de l’effleurer, personne
La conscience de la mort, un mirage déplaisant
.
Sur l’invention de Dieu
C’est pourquoi, lors des temps immémoriaux, l’homme a inventé Dieu. C’est une croyance qui lui permet s’agripper commodément à une bouée de sauvetage faisant fonction de bouc émissaire et de s’en servir à se s’offrir la foi en l’insondable et l’inconnu. Dieu est la bonne conscience humaine. L’homme l’a affublé de névrose de culpabilité. L’homme a pour nature de ne pas savoir apprécier ce qui peut paraître ressembler au vide et au néant. C’est ce qui rentre dans son domaine de l’ignorance. Le Dieu qu’il a créé est devenu la conscience de l’homme. L’homme a inventé le fils de Dieu, pour concrétiser les notions abstraites de ce dieu qui nous surplombe de son Très-Haut, étendu dessus les nues les plus éloignées à régir notre pitoyable humanité.
En tant que penseur, je ne peux infirmer l’existence de Dieu. Cependant, j’ai conscience du pouvoir de l’esprit humain sans l’esprit de Dieu. Donc, je peux accepter l’inexplicable tout en vivant dans une entité rationnelle des plus ouverte sur la liberté de penser.

La conscience d’être conscient
Ou se trouve, notre conscience ? Au sein du cerveau, peut-être ? ... Les non-plus, aucun de nous n’y a découvert, les limbes et les niches de conscience. Par contre, neurones, synapses et autres dendrites sont les contenants de ce qui ne nous apparait pas ? Là, non plus nous ne pouvons nier que nos hémisphères cérébraux construisent notre cognition en y développant tout un réseau électrique qui véhicule de multiples informations résultant de notre pouvoir de raisonnement, de notre état physiologique, de nos perceptions diverses et de notre mécanique physique, de notre instinct ou peut être pas. Voilà donc, les capacités du contenant, par contre le contenu n’atteint pas la simple rationalité d’une consistance gazeuse et ne peut donc, en aucun cas être circonscrite définitivement dans les limites de ce contenant. Ce vase creux d’inconscience peut déborder, et nous éclabousser de ce vide qui nous effraie. Le contenant n’est pas l aspect infranchissable de notre conscience.
L’homme dans l’univers a sans doute beaucoup moins d’importance qu’il s’en donne. Surtout quand il se donne les moyens de porter son regard vers l’infinitésimal. Cette curieuse perspective entourée de fuyantes sans issues plausibles nous dépasse et envoie le monde on ne sait où, porter par cette immense déflagration extensive. L’homme à fait passer son inexorable envie de se réaliser au travers de la grandeur de dieu. L’homme subvient à ses besoins de pouvoir par l’invention de la religion.
Nous, humains, devrions discerner, mesurer et apprécier en toute humilité notre condition d’animal homme. C’est là que pourrait s’appuyer la consistance de notre responsabilité et surtout, de notre prise de responsabilité. C’est à cet endroit précis que siège notre conscience invisible. Nous sommes issus de l’accomplissement physiologique de nos géniteurs. Ceux-ci, nous ont offert des épaules plus ou moins solides pour supporter nos afflictions et éviter tout anesthésisme. L’homme n’est homme qu’à cette condition. L’homme est unique et se doit d’être exemplaire en un seul exemplaire. Je me dois d’avoir la conscience de ma conscience. Les failles ne nuisent pas à mon exemplarité. L’erreur est humaine et de nature humaine et de par son exemplarité, elle est pédagogique, elle cimente ce qui se construit en nous et dans notre environnement direct. En inventant Dieu, l’homme se réinvente un rôle perclus de fausses culpabilités non assumées par des générations entières.
Un héritage qu’il ne faut pas renier, mais refuser !
Un héritage lourd de conséquences transgénérationnelles, dont seules les croyances réunies sous le symbole de « Foi en Dieu» peuvent alléger l’homme crédule et faible. Cependant, c’est bien là que se situe le bât qui blesse. En effet, un homme conscient est un homme libre et cet homme libre doit d’octroyer une grande liberté de conscience et accepter que chacun de nous dans la société puissions y accéder à totale indépendance.
L’indépendance, dépend-elle de l’autre ?
Cet autre est-il un acteur inévitable de cette liberté ?
La liberté est-elle sociale et indépendante ? Où se trouve la conscience de la liberté ?
Pas de liberté sans conscience

Quand l’humilité devient snobisme
Je ne suis pas moi
La névrose

Pas tuer fourmis


 Textes de Bruno Groensteen - Linogravure originale de Christoph Bruneel - Aux Editions de l'Ane qui Butine

Dans la collection pamphlet :
des Editions de l'Ane qui butine.
format A6, 24 pages, tirage de 44 exemplaires numérotés. Prix : 7 €


Un extrait du Pamphlet :

... Sur la crête herbeuse, je m’étends entre une touffe de lamiers amplexicaules (Lamium amplexicaule) et un saule marsault (Salix caprea) recépé. J’observe, je guette, je respire tout doucement. Au-dessus de moi, d’énormes peupliers blancs (Populus alba) et des trembles (Populus tremula) aux feuilles frémissantes; devant moi un rouleau de grillage à poulailler, abandonné, couché, rouillé, enfoncé dans la terre ou s’entremêlent orties (Urtica dioica) et trèfles incarnats (Trifolium incarnatum)....

C’est une cachette guerrière parfaite ; elle me sert de muraille, de rempart, de point d’observation, de mirador. Gulliver à Lilliput. Les fourmis rousses (Formica rufa) belliqueuses, débordent et assaillent une troupe de fourmis noires (Lasius nigra) en déroute ...

Télécharger l'article paru sur la collection "Pamplet"
dans
"Le Courrier" du 10/07/07 (bientôt).

Renseignements et commandes
auprès de : anequibutinefb[at]yahoo.fr

Editions l'âne qui butine,
28 rue du Chemin de fer
7700 MOUSCRON
BELGIQUE


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