Quelques essais ... Quelques mots ... Quelques phrases ...

Avancer pour vivre

Que dire, que pensez de ce qui peut arriver, à moi, à l'autre, lorsque mon choix de vie se doit d’explorer et s'approprier les terres foulées par ce que je définis comme ma conscience souveraine et humaine ? Je parle d'une conscience qui se donne le droit et me donne les droits de juger de qui est bon, moins bon et bien souvent tout à fait détestable à ma bonne progression. Détestable, c’est le mot par lequel je qualifie ce qui me reste "d'être". Je suis parfois détestable envers les proches qui m'entourent et envers ceux que je ne fais que fréquenter par diplomatie, nécessité ou obligation. Bien souvent, les questionnements qui m’empêchent d'exister dans une certaine normalité sont simplement générés par mon attirance à une marginalité modérément conventionnelle. C'est-à-dire, qu’il me reste un soupçon d’aptitude à ne pas dépasser les limites que je m’impose et que je suis sans doute, seul à m’imposer. Cependant, dans cette recherche personnelle, une multitude d’être, de choses sont consciemment et volontairement exclus. C’est bien pour cela que j’appelle cette démarche : personnelle, relativement « individualiste »et accompagnée de tentative résolument libertaire (elles n’aboutissent pas véritablement). Aujourd'hui, vivre dans une société dite «réglementaire», une société. C’est un choix difficile, que je ne puis, à cette heure, réaliser en aucun cas. Toute cette vie s’est dépliée depuis le jour où je suis né et au plus loin que je me souvienne, sous le joug de règles. Ces lois ont à voir avec ce qui détermine une société : les codes parentaux, les prescriptions des lois de la société, les règlements que l’autre tente de nous infliger (même si ceux-ci découlent, sans doute, d’un amour sincère). Cet amour sincère devient insupportable, car je le considère certainement trop comme un rouage banal de la vie sociétale que chacun nous devons mener pour le bon plaisir et la paix de l’autre. Sachez bien que mon choix d’utiliser le mot autre n’est en aucune façon une attitude péjorative, c’est simplement la considération de la différence et le respect de cette diversité. Je dois trouver ma place dans cette jungle qui ne me fait aucunement peur. Par contre, les attitudes agressives qui me servent dans le cadre de certaines situations de vie dénotent ma réelle propension à un instinct de survie conscient, inconscient. La peur déclenche sans ambiguïté ce qui nous permet de rester en vie. Trouver sa voie, dans la vie, j’ai nettement le sentiment que j’avance comme un train roule sur deux voies parallèles. Elles ont toutes deux une matérialité et une servitude identique par contre, elles filent vers l’horizon sans jamais se rencontrer. Ma vie me semble calquée sur cette image. L’autre est un rail qui jamais ne me rejoint. Il me côtoie, il se trouve bien ou mal à mes côtés. Toutefois, sans ce rail qui file, je n’ai aucune raison d’être. Le fait de rejeter cette idée ne peut que provoquer un total déséquilibre. Je ne puis refuser l’idée que ce rail vienne à s’écarter. Cependant, je me dois d'honorer sa vie indépendante et auxiliaire. En effet, la machine à ses roues posées sur chacun d’eux, je suis d’aplomb. C’est bien là, ma complétude d’être appartenant à l’espèce humaine, à sa société c’est ce qui me fait avancer. Cependant, ce qui fait avancer ne fait pas forcément vivre … BG

Pas tuer fourmis


 Textes de Bruno Groensteen - Linogravure originale de Christoph Bruneel - Aux Editions de l'Ane qui Butine

Dans la collection pamphlet :
des Editions de l'Ane qui butine.
format A6, 24 pages, tirage de 44 exemplaires numérotés. Prix : 7 €


Un extrait du Pamphlet :

... Sur la crête herbeuse, je m’étends entre une touffe de lamiers amplexicaules (Lamium amplexicaule) et un saule marsault (Salix caprea) recépé. J’observe, je guette, je respire tout doucement. Au-dessus de moi, d’énormes peupliers blancs (Populus alba) et des trembles (Populus tremula) aux feuilles frémissantes; devant moi un rouleau de grillage à poulailler, abandonné, couché, rouillé, enfoncé dans la terre ou s’entremêlent orties (Urtica dioica) et trèfles incarnats (Trifolium incarnatum)....

C’est une cachette guerrière parfaite ; elle me sert de muraille, de rempart, de point d’observation, de mirador. Gulliver à Lilliput. Les fourmis rousses (Formica rufa) belliqueuses, débordent et assaillent une troupe de fourmis noires (Lasius nigra) en déroute ...

Télécharger l'article paru sur la collection "Pamplet"
dans
"Le Courrier" du 10/07/07 (bientôt).

Renseignements et commandes
auprès de : anequibutinefb[at]yahoo.fr

Editions l'âne qui butine,
28 rue du Chemin de fer
7700 MOUSCRON
BELGIQUE


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