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Métamorphoses

Se réveiller au beau milieu de la nuit, minuscule, vulnérable, nouer parmi les entrelacs du conscient et de l’inconscient. L’obscurité est cette chrysalide qui englobe et cristallise les délires nocturnes, les vérités diurnes ne sont que non-dites, les mensonges s’expurgent sur les sentes des contes cauchemardesques. C’est là ma libre circulation entre réel et irréel. Les métamorphoses appartiennent à l’inter-monde, aux frontières de la perversion, de la tentation, mais aussi, au charme de l’élévation. L’imaginaire me rejoint harnaché de délices et tourments. C’est le cadeau transmis aux mortels à l’instant où le monde leur est offert, en sacrifice, sur l’autel, le cortège d‘allégresses et de châtiments, les trouble-fêtes d’une part de vie noire. Tant de crépuscules m’ont vu, écroulé de fatigue, au sein des vagues soyeuses et moirées de la chitine d’apparence salvatrice, ignorant des dangers oubliés dans les affres de la vie noire. Attendant de retrouver quelques nymphes, frôlées pudiquement, au sein de repos précurseurs où la vie rêvée s’idéalise. Ignorant que je fus du moindre dans le vrai. Je rampe vers quelques Archanges méphistophéliques tapis dans l’ombrage du repos renseignés à l’envi, sur mes tribulations nocturnes, des rapporteurs semblables aux freux Hugin et Munin tout en appétit et postés à la cime d’un frêne. Dans ces instants non-quantifiables, égarés aux sources des douceurs ténébreuses, sur une gigantesque scène de théâtre, la main tremblante, mais cependant serrée sur la poignée d’une épée organique, j’incite ma métamorphose. Au coucher elle m’est offerte. Je suis le petit qui inspire sa bolée d’air dans un cri de vie. Même, l’oxygène bienveillant m’est douloureux. Je suis seul face au monde que j’édifie, je suis l’architecte du travers du songe. Le nœud au corselet, j’avance en pays d’inquiétude, ver dévorant la dentelure d’une feuille spiralée. Arriver au bout du bout est une lente circonvolution. Seuls quelques lampyres à la flamme verdoyante marquent mes facettes, photophores de cette grande comédie nocturne. Au bout un exosquelette, une carapace, un confinement de chair. Devant moi, le long terrier lugubre. L’astre naissant y laisse choir quelques rayons, la terre fume. Un grand cercle de lumière. Avancer, échapper aux vermines crachant leurs miasmes. Sifflements ophidiens, tumultes amphibiens, multiples embûches grouillantes et rampantes. La part du diable est desservie, à moi d’ouvrir les ailes écaillées, m’échauffer au soleil, pénétrer au mieux la part des anges …

Pas tuer fourmis


 Textes de Bruno Groensteen - Linogravure originale de Christoph Bruneel - Aux Editions de l'Ane qui Butine

Dans la collection pamphlet :
des Editions de l'Ane qui butine.
format A6, 24 pages, tirage de 44 exemplaires numérotés. Prix : 7 €


Un extrait du Pamphlet :

... Sur la crête herbeuse, je m’étends entre une touffe de lamiers amplexicaules (Lamium amplexicaule) et un saule marsault (Salix caprea) recépé. J’observe, je guette, je respire tout doucement. Au-dessus de moi, d’énormes peupliers blancs (Populus alba) et des trembles (Populus tremula) aux feuilles frémissantes; devant moi un rouleau de grillage à poulailler, abandonné, couché, rouillé, enfoncé dans la terre ou s’entremêlent orties (Urtica dioica) et trèfles incarnats (Trifolium incarnatum)....

C’est une cachette guerrière parfaite ; elle me sert de muraille, de rempart, de point d’observation, de mirador. Gulliver à Lilliput. Les fourmis rousses (Formica rufa) belliqueuses, débordent et assaillent une troupe de fourmis noires (Lasius nigra) en déroute ...

Télécharger l'article paru sur la collection "Pamplet"
dans
"Le Courrier" du 10/07/07 (bientôt).

Renseignements et commandes
auprès de : anequibutinefb[at]yahoo.fr

Editions l'âne qui butine,
28 rue du Chemin de fer
7700 MOUSCRON
BELGIQUE


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