Quelques essais ... Quelques mots ... Quelques phrases ...

A vous-même ...
... ou les amitiés dangereuses

Ils palabrent, ils serinent, ils se suffisent. Ils évoluent dans une canopée où les arbres ne sont que de maigres buissons trop taillés, bonsaïsés à l’envi par leur présomptueux et stupide horticulturage. Les habitants de ces forêts viennent à eux dans une large spirale qu’ils croient étirée à l’infini. En bons éboueurs de l’intellect, ils trient, ils éliminent, ils décantent et écrèment le supérieur. Ouvrez les yeux, c’est leur moi qu’ils revalorisent. Toutefois, dessous le crible ils économisent et engrangent le pire. Tous et toutes, nous nous trouvons saupoudrés de leur suffisance infinie. Gare à la contagion, ce virus n’épargne personne. En bons doctrinaires, ils vous enrôlent à leur communion. Vous vous trouvez grand tant leurs compagnies vous semble insignifiantes. Ce sont d’inusables compères. Vos seules armes sont fuite ou patience. Ils ont l’apparence qui dans le miroir de vos yeux les encense. Si par un heureux hasard ils vous laissent du jeu, c’est pour mieux jouer à les flatter. Attention leur jeu de société se nomme flagornerie, il abîme la raison et vous décervelle.

Peu de temps, il vous faut pour vous retrouver un jour épuisé, avachi sur le bord du chemin. Ils vous métamorphosent en bovidé trait, séquestré dans le labyrinthe des épineux barbelés de l’estimable. Moi à leurs plats, j’ai goûté. Dans leurs chemins je me suis égaré, dans leur pâle soleil je me suis aveuglé. Dans leur céleste, ils ne sont que d’immenses étoiles éteintes qui s’effondrent. Longtemps, je me suis vautré dans la semblance sans jamais m’arracher à la souille du trou noir.

Enfin, toi tu es venu, tu m’as décanté le regard et éveillé l’esprit pour que je puisse enfin rattraper mes pensées débordées, écumées. Pendant ce qui me semble aujourd’hui une éternité, je suis resté pantelant, chancelant. Je suis resté insensible au doux claquement du fouet de la vie. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas sauvé car les cicatrices laissées par leurs morsures sont toujours tuméfiées de leur venin.

Pas tuer fourmis


 Textes de Bruno Groensteen - Linogravure originale de Christoph Bruneel - Aux Editions de l'Ane qui Butine

Dans la collection pamphlet :
des Editions de l'Ane qui butine.
format A6, 24 pages, tirage de 44 exemplaires numérotés. Prix : 7 €


Un extrait du Pamphlet :

... Sur la crête herbeuse, je m’étends entre une touffe de lamiers amplexicaules (Lamium amplexicaule) et un saule marsault (Salix caprea) recépé. J’observe, je guette, je respire tout doucement. Au-dessus de moi, d’énormes peupliers blancs (Populus alba) et des trembles (Populus tremula) aux feuilles frémissantes; devant moi un rouleau de grillage à poulailler, abandonné, couché, rouillé, enfoncé dans la terre ou s’entremêlent orties (Urtica dioica) et trèfles incarnats (Trifolium incarnatum)....

C’est une cachette guerrière parfaite ; elle me sert de muraille, de rempart, de point d’observation, de mirador. Gulliver à Lilliput. Les fourmis rousses (Formica rufa) belliqueuses, débordent et assaillent une troupe de fourmis noires (Lasius nigra) en déroute ...

Télécharger l'article paru sur la collection "Pamplet"
dans
"Le Courrier" du 10/07/07 (bientôt).

Renseignements et commandes
auprès de : anequibutinefb[at]yahoo.fr

Editions l'âne qui butine,
28 rue du Chemin de fer
7700 MOUSCRON
BELGIQUE


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Au début ne cherchez pas à dessiner les détails. Limitez vous aux lignes et aux formes, à la structure géométrique du sujet .