Quelques essais ... Quelques mots ... Quelques phrases ...

Question sur l’ignorance du mineur et le savoir démineur qui cheminent allègrement vers l’adulation adulte en passant par l’ado-déliquescence
Voici l’énigme à une réponse que j’essaye d’étayer afin d’éviter l’exhumation de solutions de surface depuis trop longtemps délayées et oxydées. Attention à l’oxygène qui suralimente un éclairage distillé à foison par des bribes de réflexions réfractées et réfractaires.

Epater la galerie, refouler ses sentiments au plus profond de la fosse. Passer de tréfonds en gueules noires, dépasser par les idées noires, réponses sans questions, c’est là qu’est la destinée inexorable et raccourcie de l’impuberté tangible. Et pour cause, le mineur peut-il faire mine de rester jeune ? Comment échapper aux complexités et embarras fatalement et perpétuellement enterrés au sein des sédimentations abyssales occultées, au sein de boues sapées par les mandibules de larves juvéniles.

Tous nous pouvons écrire à l’encre un avis sur la vie. Mais, l’encre n’est pas tout bonnement destinée à finir en lavis délavé. De bleu de sarrau en bleu d’ouvrage, de lignes de discours dissertés en causeries silicosées, de bic en haveuse, de baveuse en tic, tous nous portons les hématomes de cette aventure maigrement sculptée sur le filigrane du vélin. Avoir de toute façon mauvaise mine à force d’étaler des mots à la plume. Aboutir fossiles dans un pudding, de houille, de protéines aminées, de feuille  bleuies et charbonnées !

Puiser au puits, excaver à la cave, instructions et connaissances en strates feuilletées. Clivages clivés, rivages rivés, frivoles et friables, soutes souterraines, telles est l’agencement de ce millefeuille copieusement crémé de spoliations issues de questionnements surannés.

Où trouver les dénouements, à force de résoudre et découdre. Ils s’égarent dans des méandres trop longtemps canalisés par l’éducation. Et maintenant, ils pénètrent les géologies abruptes de la raison en laissant sur le bord de rives pentues des dérives, des vases évasives, nauséabondes aux vertus et principes très peu communicants.  Les mineurs à la chaîne s’enfoncent, aux fils des heures, aux fils des années, ils trament un dangereux mimétisme qui les conduit au gommage de l’esthète. Ils engrangent des couleurs passées issues des poussières de leurs chantiers d’autodestruction. A force, ils confondent et se confondent, ils ne sont plus que des spectres perdus et dépigmentés de tout tempérament. Trop de sens et d’essence d’idées fixes ont brûlé à leurs lampes et beaucoup de suie s’est accumulée sur le foyer de l’auto-combustion.

Ecoutez, regardez, déminez, ils sont autour de nous, ils ont le bon ton des parois, camouflages camouflés, découronnés déracinés.  Bref, leurs poussières transiteront de la faible flamme encore vacillante de l’érudition tronquée vers un immense coup de grisou salvateur. Sur leurs scories tiédies, encore et toujours d’interminables procès envers d’éternelles récidives répertoriées dans les archives effacées. Lactations actées, digérées par ces vrillettes qui font écrouler ces galeries déstabilisées.

Pas tuer fourmis


 Textes de Bruno Groensteen - Linogravure originale de Christoph Bruneel - Aux Editions de l'Ane qui Butine

Dans la collection pamphlet :
des Editions de l'Ane qui butine.
format A6, 24 pages, tirage de 44 exemplaires numérotés. Prix : 7 €


Un extrait du Pamphlet :

... Sur la crête herbeuse, je m’étends entre une touffe de lamiers amplexicaules (Lamium amplexicaule) et un saule marsault (Salix caprea) recépé. J’observe, je guette, je respire tout doucement. Au-dessus de moi, d’énormes peupliers blancs (Populus alba) et des trembles (Populus tremula) aux feuilles frémissantes; devant moi un rouleau de grillage à poulailler, abandonné, couché, rouillé, enfoncé dans la terre ou s’entremêlent orties (Urtica dioica) et trèfles incarnats (Trifolium incarnatum)....

C’est une cachette guerrière parfaite ; elle me sert de muraille, de rempart, de point d’observation, de mirador. Gulliver à Lilliput. Les fourmis rousses (Formica rufa) belliqueuses, débordent et assaillent une troupe de fourmis noires (Lasius nigra) en déroute ...

Télécharger l'article paru sur la collection "Pamplet"
dans
"Le Courrier" du 10/07/07 (bientôt).

Renseignements et commandes
auprès de : anequibutinefb[at]yahoo.fr

Editions l'âne qui butine,
28 rue du Chemin de fer
7700 MOUSCRON
BELGIQUE


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